Voilà une pub bien trouvée pour mettre en avant les voitures de deuxième main. Je remarque que l’oeil averti du célibataire est attiré directement par cette image, que celui-ci soit un fan de voiture, jacky dans l’âme ou tout simplement poête.
Quoi de plus simple que d’utiliser le sexe pour vendre n’est ce pas? Et pourtant, si des études ont montré que le porno-chic était vendeur, est-il intéressant pour une marque de se jouer des clichés avec humour?
Pour tout bon publicitaire qui se respecte, il existe des organismes d’autorégulation comme l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité anciennement BVP) ou le CSA qui sont là pour « mener une action en faveur d’une publicité loyale, véridique et saine dans l’intérêt des professionnels de la publicité, des consommateurs et du public« . Malgré ces organismes il existe des associations comme La Meute. Celle-ci lutte avec une ferveur idéaliste contre la pub sexiste; je cite : « Si vous écrivez pour demander de l’aide (…) il est peu probable que nous vous répondions, car nous avons trop de travail. »
Blague à part, cette association met en avant chaque année des prix spéciaux comme le prix macho, ou organise des manifestations pour crier face au grand méchant loup de la pub. Il est intéressant d’avoir un tel organisme, mais à mon sens l’auto-régulation se fait d’elle même car le sexisme n’est pas très vendeur si il n’est pas utilisé au deuxième degré. Regardez donc la campagne de buzz pour Point S et les femmes, intéressante fine et légère… Un excellent moyen de mettre en avant les clivages hommes-femmes sans rentrer pour autant dans le féminisme exacerbée.
Au passage cette publicité a été créée par l’agence BBDO et plus précisément le directeur de création Theodossis Papanikolaou, le directeur artistique David Kaneen et le concepteur-rédacteur Daphne Patrikiou.

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